LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

Depuis le début du 21e siècle, on parle de plus en plus des perturbateurs endocriniens et de leurs effets. Ils suscitent des inquiétudes bien légitimes, des scientifiques jusqu’aux pouvoirs publics. Même si des interrogations persistent à leur sujet, aujourd’hui on en sait davantage sur leurs modes d’action et sur leur impact, qui est surtout déterminant durant la périnatalité. Joël Spiroux, médecin environnementale (à la retraite) et président du CRIIGEN, fait une mise au point dans les colonnes du magazine « Le Généraliste ».

En cherchant bien, on retrouve des références à la santé environnementale dans les temps les plus anciens. Ainsi, Héraclite (450 ans av. J.-C.) le disait : « l’état de santé de l’homme est le reflet de l’état de santé de la terre ».

Après la célèbre définition de la santé donnée par l’OMS en 1948, cette organisation a défini en 1994 la santé environnementale (conférence d’Helsinki), précisant qu’elle « comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement. Elle concerne également la politique et les pratiques de gestion de résorption, de contrôle et de prévention des facteurs environnemen­taux susceptibles d’affecter la santé des générations actuelles et futures. » Dernièrement, en France, la loi constitutionnelle de 2005 énonce dans son ar­ticle premier : « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et favorable à sa santé. »

Dans un tel contexte, l’étude des perturbateurs endocriniens (PE) représente un enjeu majeur pour les pouvoirs publics, la recherche, et bien sûr le corps médical. Ces substances ont la particula­rité d’avoir des sources d’exposition (exposome) nombreuses, difficiles à maîtriser, tandis que les conséquences biologiques et médicales sont encore mal appréhendées et complexes à étudier.

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