Les effets des OGM et des Pesticides systématiquement sous-estimés

Les effets des OGM et des Pesticides systématiquement sous-estimés

LE CRIIGEN FAIT APPEL AUX POUVOIRS PUBLICS  – 6 juillet 2009 

Les firmes d’OGM agricoles et les commissions d’évaluation négligent systématiquement les effets secondaires des OGM et des pesticides. Ceci est clairement illustré par l’EFSA et la US-FDA qui ont évalué les maïs OGM tant controversés MON863 ou MON810 qui produisent des insecticides artificiels. L’explication se trouve dans une étude réalisée par huit experts internationaux de trois continents qui vient d’être publiée.

Des tests réglementaires sont conduits avant la commercialisation au cours desquels on analyse le sang des mammifères qui ont été nourris aux OGM. La durée de ces études est généralement conduite sur une période dangereusement courte de trois mois et le nombre d’animaux testés est habituellement insuffisant pour en déterminer la sécurité.

Cependant, quand les résultats statistiques de ces tests révèlent des effets significatifs et démontrent des signes de toxicité, ceux-ci sont ignorés ou négligés. De plus, ces effets sont souvent jugés sans importance s’ils ne sont pas similaires chez les mâles et femelles, ou s’ils n’augmentent pas en fonction de la dose d’OGM administrée à l’animal. Ce biais systématique se traduit par une importante sous-estimation des signes initiaux de maladies chroniques comme des cancers, maladies hormonales, immunitaires, nerveuses, ou de la reproduction, entre autres.

Il s’agit d’une erreur inexcusable compte tenu des connaissances scientifiques modernes. En cautionnant les techniques adoptées par les firmes afin de masquer des résultats statistiques significatifs, les pouvoirs publics démontrent leur incapacité à tirer les leçons des scandales sanitaires passés. De plus toute étude réglementaire devrait être réalisée à long terme et par un organisme indépendant.

Le CRIIGEN appelle à la sécurité sanitaire des aliments et réclame immédiatement aux autorités la diffusion des analyses de sang des mammifères ou toute autre donnée de sécurité ayant servi à autoriser les OGM et les pesticides tels que le Roundup dans le passé. Si ces dernières ne permettent pas à des tiers indépendants d’accéder à ces données, alors elles se rendraient complices des nouveaux scandales sanitaires qui pourraient en découler, tout simplement parce qu’elles ont refusé d’autoriser une évaluation indépendante crédible quand il y a des raisons de douter. Les crises sanitaires pourraient s’avérer plus importantes que les crises financières internationales par manque de transparence des autorités de contrôle.

Voir les détails de l’article scientifique publié en juin 2009 par le Pr. Gilles-Eric Séralini et coll.Int J Biol Sci 2009; 5:438-443 http://www.biolsci.org/v05p0438.htm

Pour tout contact criigen@unicaen.fr

Press release


CRIIGEN APPEALS TO PUBLIC AUTHORITIES

Agricultural GMO developers and regulatory agencies have systematically neglected secondary effects of GMOs and pesticides. This was clearly demonstrated by the EFSA and the US FDA when each assessed the controversial GM maizes M0N863 and MON810 that produce artificial insecticides.  The finding is contained in a study by eight international experts from three continents just published.

Regulatory tests conducted prior to commercial release analyse the blood of mammals that are fed GMOs. The length of these studies is generally dangerously short periods of exposure (3 months) and the number of animals tested is usually insufficient to determine safety.

However, when significant statistical results from these tests were observed that showed signs of toxicity, they were ignored and/or dismissed. Moreover, such effects are often judged to be of no importance if they are not similar in males and females, or do not show an increase with the dose of GMO fed to the animal. Such systematic bias results in a significant underestimation of initial signs of chronic diseases such as cancers, hormonal disruptions, immune, nervous or reproductive deficiencies, among others.

This is an inexcusable error in light of modern scientific knowledge. By endorsing techniques adopted by developers to mask statistically significant results, the authorities have demonstrated their inability to learn the lessons of past health scandals. In addition any regulatory study should be done long term by an independent body.

CRIIGEN calls on food safety regulators to immediately release the mammalian blood analyses and other such relevant safety data used to authorize GMOs and pesticides such as Roundup in the past. If they do not allow this information to be reviewed by independent third parties, they will become complicit if new health scandals arise involving prior approvals because they will have refused to allow the data to be independently evaluated when there is credible reason for doubt. Health scandals could arise more crucial than financial ones, at an international level, by transparency lack or too light controls in regulatory instances.

For details, see cientific paper published in June 2009 by Prof. Gilles-Eric Seralini et al. Int J Biol Sci 2009; 5:438-443 http://www.biolsci.org/v05p0438.htm

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