Coronavirus : faire taire les lanceurs d’alerte nuit gravement à la santé publique

Coronavirus : faire taire les lanceurs d’alerte nuit gravement à la santé publique

Christian VÉLOT, représentant du CRIIGEN au sein de la « Maison des Lanceurs d’Alerte » (MLA), co-signe une tribune parue dans Libération. Également membres du CRIIGEN, on y retrouve Jacques TESTART et Arnaud APOTEKER, respectivement président d’honneur de « Sciences Citoyennes » et  co-président  de la « MLA ». Cette tribune pointe toute l’importance « de protéger celles et ceux qui rendent publiques des informations pour protéger l’intérêt général, au risque de bousculer les intérêts économiques. »

« S’il reste peu connu du grand public, le nom du Dr Li Wenliang restera associé à une alerte dont les conséquences sont incalculables, à la fois du point de vue des victimes humaines et leurs proches, et du point de vue des modes de fonctionnement des sociétés contemporaines. Médecin ophtalmologue à l’hôpital de Wuhan en Chine, mort des suites du coronavirus, ce dernier avait été arrêté avec sept autres médecins pour «perturbation de l’ordre public». Leur forfait ? Avoir alerté de manière précoce sur les premiers cas suspects de coronavirus en Chine, pays gouverné de manière autoritaire et qui n’est donc pas un champion des libertés publiques.

Le signal d’alerte a fini par être pris au sérieux, mais avec un temps de retard, les autorités ayant pensé contenir l’épidémie à Wuhan, avant que sa diffusion ne produise la pandémie actuelle, qui a secoué l’ensemble du globe et affecté les conditions de vie de ses habitants de manière durable. »

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