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CULTURES MONDIALES DES OGM en 2010 (commentaire selon les chiffres de l'ISAAA).

Jeudi 17 Mars 2011

 

Cultures mondiales des OGM

Après 15 années de commercialisation, les OGM atteignent 9,8% (148 millions ha) des cultures mondiales (progression annuelle <1%). Ces OGM sont toujours répartis seulement en 4 plantes (soja, maïs, coton, colza) dont les 2 premières totalisent 81% de l'ensemble, malgré les nombreuses autorisations de cultures non exploitées. Ces OGM sont pour la totalité des plantes à pesticides, c’est-à-dire des plantes qui ont été modifiées soit pour tolérer un herbicide (comme le Roundup) qu’elles peuvent alors absorber sans mourir (61%), soit pour fabriquer un insecticide (17%), soit encore pour cumuler les deux caractéristiques à la fois (jusqu'à 3 tolérances à des herbicides et 6 productions d'insecticides, selon les plantes). Les autres promesses ne sont pas tenues. Le continent américain regroupe 87% de toutes les surfaces d'OGM, et 97% des OGM alimentaires (le coton étant également cultivé de façon importante dans d’autres pays comme l’Inde ou la Chine...). Face à ces cultures d’OGM, la résistance apparaît dans le monde entier. L'aubergine transgénique, par exemple, a été stoppée en Inde. En Amérique, comme partout ailleurs, les OGM ne sont pas évalués plus de trois mois sur la santé des mammifères avec analyses de sang avant autorisation. De plus, ils ne sont pas non plus étiquetés et se diffusent ainsi plus facilement. En Europe, au contraire, les OGM qui sont essentiellement cultivés en Espagne, représentent  moins de 0,001% des surfaces cultivées. 

Nous déplorons qu'un organisme comme l'ISAAA (Service International pour l’Acquisition des Applications des biotechnologies Agricoles) commence son compte-rendu en affirmant que "Les cultures OGM augmentent les bénéfices de l'économie, de l'environnement et du bien-être", alors que ces OGM servent essentiellement depuis le début à nourrir les porcs, vaches et poulets des pays riches, contribuent à la pauvreté et aux malnutritions mondiales, et font courir des risques environnementaux et sanitaires chroniques.

Contact : Prof. Gilles-Eric Séralini - criigen@unicaen.fr