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La Belgique va interdire les pesticides à tous les particuliers !

Le ministre de l’Agriculture belge Willy Borsus a annoncé qu’il suspendrait l’utilisation de tous les pesticides non biologiques prochainement à tous les particuliers. Il justifie notamment cette décision en appelant au principe de précaution.


C’est ce qui s’appelle frapper un grand coup ! Le ministre fédéral de l’Agriculture belge, Willy Borsus (membre du Mouvement Réformateur) a surpris tout son monde en annonçant via un communiqué de presse paru le 27 avril dernier qu’il proposera prochainement un arrêté pour mettre fin à la commercialisation, et donc à l’utilisation, de nombreux produits herbicides, ainsi que les pesticides classées CMR2 (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques). Ne seront pas concernés par cette interdiction : les pesticides biologiques, et les substances de base, comme le vinaigre par exemple.

 

Les motivations de ce choix politique fort ? « Cette double décision s’inscrit dans le cadre de la volonté du Ministre de réduire l’utilisation des pesticides, d’encourager l’emploi d’alternatives « bio » et d’appliquer le principe de précaution. Vu la balance bénéfice-risque, rien ne justifie encore l’usage d’herbicide pour les particuliers », peut-on lire dans le communiqué. De leur côté, les professionnels de l’agriculture ne semblent, pour l’instant au moins, pas concerné par cette mesure à venir.

 

Le Belgique, pionnière en Europe


Ces dernières années, la Belgique s’est positionnée de façon plus agressive face aux molécules dites « phytosanitaires ». Il y a un peu plus d’un an, la région bruxelloise avait acté l’interdiction de tous les pesticides contenant du glyphosate (substance active déclarée) dans la capitale fédérale et européenne, tandis que la Wallonie lui avait emboîté le pas le 30 mars dernier, décision devant entrer en vigueur le 1er juin prochain. Fin avril, c’était au tour de la Flandres d’opter pour l’éviction des rayons des herbicides à base de  glyphosate.

 

Avec un peu de volonté politique, le Plat Pays montre donc qu’il est possible d’appliquer à l’échelle d’un grand territoire le principe de précaution. Pourquoi l’Europe ou ses autres États membres ne pourraient-ils pas en faire autant ?