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Savez-vous laver les choux ?

 

Avant de manger des fruits et des légumes, il est raisonnable de les laver pour éliminer les pesticides qui se seraient infiltrés. Mais comment ? Une étude vante les avantages d’utiliser du bicarbonate de soude…

Un petit passage sous l’eau du robinet, un petit frottement sur le t-shirt, ou un bain dans une solution d’eau javellisée… Plusieurs techniques sont utilisées par tout-un-chacun pour tenter de nettoyer les fruits et légumes achetés dans le commerce et dont on ignore précisément l’origine. Car il a été démontré que bon nombre d’entre eux, même dans ceux issus de l’agriculture biologique (mais dans une moindre mesure) contenaient des traces, plus ou moins importantes, de pesticides.

Mais laquelle de ces méthodes est la plus efficace ? Des scientifiques du Massachussetts ont voulu éclaircir cette question. Ils ont alors testé différentes techniques utilisées dans la vie courante pour nettoyer des pommes, afin de vérifier leur efficacité à éliminer deux pesticides : un fongicide, le phosmet, et un insecticide, le thiabendazole. Leurs résultats, publiés dans le Journal of agricultural and HYPERLINK "http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/acs.jafc.7b03118"foodHYPERLINK "http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/acs.jafc.7b03118" HYPERLINK "http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/acs.jafc.7b03118"chemistry, apportent la réponse.

Au moins 80 % du pesticide éliminé

De l’eau du robinet, de l’eau javellisée ou d’une solution à base de bicarbonate de soude, le grand vainqueur est… ce dernier. Concentré à hauteur de 10 mg/ml, et après un bain de 12 à 15 minutes, toutes les traces des deux pesticides en surface avaient disparu. En revanche, il en restait un peu dans les couches plus profondes, mais seulement 4,4 % de la concentration de phosmet initiale, et 20 % de celle de thiabendazole. Un moindre mal, même si ce n’est pas radical.

Bien qu’incomplète (toutes les méthodes de lavage ni tous les pesticides n’ont pas été testés), cette recherche a le mérite de proposer des solutions pour réduire la quantité de pesticides ingérées. C’est déjà ça de gagné. Mais la meilleure méthode est connue et ne nécessite aucune étude : ne pas utiliser de pesticides.